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La Fédération Wallonie-Bruxelles, qui est une institution au service des Francophones de Bruxelles et de Wallonie, autrement appelée la Communauté française de Belgique, envisage très sérieusement d'instaurer l'invariabilité du participe-passé avec l'auxiliaire « avoir », jugées complexes et grammaticalement peu pertinentes. Et invite les autres pays francophones à la suivre. Les puristes hurlent, tous ceux à qui l'écriture inclusive ou non sexiste donne de l'urticaire, mais tant pis. Vous savez, employé avec l'auxiliaire avoir, le participe passé doit s'accorder en genre et en nombre avec le complément d'objet direct quand celui-ci le précède. Exemple, les crêpes que j'ai mangées é- e – s, mais j'ai mangé les crèpes, mangé - é. Et bien on simplifierait tout ça. Vous imaginez tous ces enfants – et même ces adultes – qui vont vouloir baiser les pieds des membres de la Fédération Wallonie-Bruxelles ? Pour se justifier, celle-ci rappelle que le temps moyen consacré aux règles actuelles de grammaire est de plus de 70 heures, pour atteindre un niveau qui ne satisfait personne. A l’école les enfants se demandent : pourquoi avant et pas après ? Souvent, les enseignants savent expliquer comment on accorde, mais pas pourquoi. L’incohérence des règles traditionnelles les empêche de donner du sens à leur enseignement. Le temps moyen consacré aux règles actuelles est de 80 heures, pour atteindre un niveau dont tout le monde se plaint. Il serait tellement plus riche de le consacrer à développer du vocabulaire, apprendre la syntaxe, goûter la littérature, comprendre la morphologie ou explorer l’étymologie, bref, à apprendre à nos enfants tout ce qui permet de maîtriser la langue plutôt qu’à faire retenir les parties les plus arbitraires de son code graphique.
La Fédération Wallonie-Bruxelles affirme que l’enseignement des règles grammaticales de l’accord du participe passé sont peu convaincantes et donc difficiles d’être transmises aux étudiants.