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Michaëlle Jean, Secrétaire Générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), répondit aux journalistes sur la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques 2016.
Vous défendez à travers la francophonie non seulement la langue française mais aussi la diversité et la solidarité entre les peuples. Dans un pays métissé comme le Brésil, quel message a selon vous été transmis ?
Je garde une image magnifique du tableau historique, avec les peuples indigènes, les Européens, les routes de l’Histoire avec la contribution de ces femmes et hommes amenés de force sur ce continent et qui ont participé à la sueur de leur front et avec leur sang à l’édification des Amériques. Un tableau très saisissant.
Le spectacle rendait bien compte du dynamisme du Brésil et j’ai senti à la façon dont le public réagissait cet esprit de solidarité et de fraternité propre aux Jeux Olympiques.
Quelles délégations attendiez-vous particulièrement ?
Je suis très heureuse de voir que les 77 délégations olympiques des pays de la francophonie étaient présentes. J’étais émue de voir les athlètes de certaines délégations africaines. De les voir là, déterminés à se dépasser, c’est émouvant.
En outre, l’équipe des réfugiés m’interpelle. Cela fait partie de mon histoire. J’ai été très touchée par le chaleureux accueil réservé à cette équipe. J’ai éprouvé dans ma chair la douleur du déracinement. Née à Port-au-Prince, en Haïti, ma famille a fui, comme des milliers d’autres, le régime dictatorial de François Duvalier. Je sais à quel point c’est un exploit de se reconstruire face à l’inconnu, après une expérience éprouvante, et je suis en phase avec Thomas Bach, Président du Comité Olympique International (COI), sur cette initiative. Je salue aussi les athlètes indépendants. Le monde a besoin de ces rassemblements d’espoir, de rencontre et d’échange.
La phrase interrogative « quel message a selon vous été transmis ? » (R.7) correspond, grammaticalement et sémantiquement à la phrase suivante: vous avez transmis quel message ?.