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Les questions 01 à 04 portent sur le texte suivant.
UN ROMAN COMME UN CRI
Au lendemain du tremblement de terre de janvier 2010, Haïti est un chaos. Le pays, l’économie, les maisons, les routes, les institutions sont à terre. Il en est de même du quotidien et du mental de tout un chacun. C’est bien ce que veut nous transmettre le poète James Noël qui, pour son premier roman, a choisi une construction volontairement désordonnée : le chaos des mots pour dire le chaos des hommes.
Il est certes question d’une histoire d’amour vécue par un survivant, Bernard, et une belle Italienne, Amore, mais le temps semble à terre et ne plus imposer son ordre. De partout surgissent les témoins, les souvenirs, le séisme et tout ce qui a suivi... Les personnages se succèdent, prennent la parole, disent leur part de l’histoire. Chacun s’empare du « je » pour clamer sa vérité, ses amours, ses rages et ses désillusions.
Une occasion pour l’écrivain de dire l’horreur, de dénoncer les dérives des aides internationales, de revendiquer la parole poétique. Un roman comme un cri, comme une apostrophe, comme une hésitation, tel le bégaiement, « pap pap pap papillon », qui ouvre le roman et le ponctue.
Signalez la seule option qui reprend l’idée transmise par la phrase : « Il en est de même du quotidien et du mental de tout un chacun ».